Le secteur du logiciel libre et de l’Open Source : un poids économique certain

La France représente un marché phare du logiciel libre dans le monde, avec de nombreuses compétences de haut niveau qui ont une influence non négligeable dans les communautés.
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  • 400 entreprises “pure players” du libre en France, représentant 4000 emplois
  • De 2 à 800 employés, en croissance
  • Intégrateurs et éditeurs (souvent les deux)
  • Adeptes de l’innovation ouverte

Une étude récente (Un panel de plus de 100 entreprises, TPE, PME,ETI et grands groupes, membres du CNLL et du Syntec Numérique, a répondu à l’enquête) permet d’évaluer le poids du logiciel libre dans le paysage numérique français, son écosystème et ses enjeux en termes d’emplois, de profils recherchés, d’innovation.

Les points clés à retenir :

  • L’open source progresse fortement et rapidement : Le revenu global généré par le Libre en France représente 4,1 milliards d’euros en 2015 (+33% par rapport à 2012). Le marché du logiciel libre est voué à croître d’environ 9% par an, pour tendre vers un chiffre d’affaire de 6 milliards en 2020, ce qui représenterait alors une part de 13% du marché hexagonal des logiciels et services (vs 5% en 2012).
  • L’open source est un vecteur d’emploi très fort : L’open source représente à ce jour environ 50000 emplois en France dans le secteur du logiciel et des services. 76% des entreprises sondées ont annoncé prévoir d’augmenter, par an, leur effectif de 20%, en particulier dans les métiers touchant à l’infrastructure, au développement et à l’expertise conseil. L’étude prévoit une augmentation annuelle de 3 à 4 000 créations de postes nets d’ici 2020. Elles se feront majoritairement sur des profils qualifiés (bac+3 et plus à 89%).
  • L’open source moteur de l’innovation. Des acteurs très impliqués dans la R&D: 70% des acteurs du libre en France investissent plus de 10% de leurs revenus en R&D. 51% plus de 15%. D’ailleurs, 16% des effectifs actuels sont constitués de docteurs, signe de l’appétence du secteur pour la R&D. 90% des acteurs estiment que l’open source joue un rôle au moins « important » dans l’innovation autour des secteurs émergents, les « SMACS » (Social, Mobile, Analytics, Cloud, Sécurité).
  • Un écosystème riche de ses interactions entre éditeurs et intégrateurs : 64% des intégrateurs de logiciel libre contribuent aux logiciels libres communautaires qu’ils utilisent. 21% privilégient des relations avec des éditeurs open source. 53% des éditeurs open source travaillent avec un réseau de partenaires.
  • Des acteurs encore majoritairement de petite taille : 66% des acteurs de l’open source ont moins de 10 salariés. La majorité (74%) des acteurs se considèrent en premier comme éditeurs, mais sont aussi capables d’assurer toutes les prestations possibles autour de leurs solution: conseil, intégration, formation, infogérance. 76% des éditeurs autofinancent leurs R&D. Très peu (12%) font appel à de la subvention, encore moins (6%) à du capital-risque.
  • Des acteurs français pas seulement consommateurs mais aussi contributeurs : 64% des entreprises sondées s’impliquent dans le développement des logiciels open source.

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Le Conseil National du Logiciel Libre

logo-cnllLe Conseil National du Logiciel Libre est l’instance représentative, au niveau national, des associations et groupements d’entreprises du logiciel libre en France.

Il a vu le jour le 18 février 2010, lorsque les associations régionales d’entreprises du logiciel libre ont choisi de mettre en place une représentation nationale.
Le CNLL représente 13 associations et groupements, et par leur intermédiaire plus de 400 entreprises françaises spécialisées ou avec une activité significative dans le logiciel libre.

Missions

Le CNLL a pour missions:

  • De représenter l’écosystème du logiciel libre auprès des pouvoirs publics et des organisations nationales existantes.cnll
  • D’aider, grâce aux échanges de bonnes pratiques, au développement des organisations régionales qui le composent, et qui sont elles-mêmes des interlocuteurs privilégiés des collectivités territoriales et des services déconcentrés de l’Etat.
  • D’assurer une visibilité plus importante de l’ensemble de l’écosystème, de son offre de logiciels et de services, de ses atouts spécifiques et de ses besoins, notamment en termes d’emploi et de formation.
  • De permettre à l’ensemble des acteurs de la filière de se reconnaître en son sein, d’échanger et de travailler ensemble dans une volonté partagée de synergies et de création de valeur.
  • De soutenir les principales manifestations nationales consacrées au logiciel libre : Paris Open Source Summit, RMLL, …
  • De relayer, au niveau national, les actions et la communication de ses membres, les associations régionales d’entreprises du logiciel libre.
  • De représenter la filière à l’international, en étant l’interlocuteur des organisations du libre d’autres pays, afin de mettre en place également des actions communes au niveau européen.

Le Groupe Thématique Logiciel Libre


La France, et plus spécifiquement l’Ile-de-France, possède un leadership reconnu internationalement dans le domaine. Des centaines de PME spécialisées, éditrices ou prestataires de services en logiciel libre, plusieurs grands intégrateurs, et un tissu d’universités et d’écoles d’ingénieurs constituent un écosystème actif qui s’est rassemblé pour constituer le Groupe Thématique Logiciel Libre (GTLL) au sein du Pôle Systematic.

Dans ce contexte, la mission du GTLL, est de développer durablement l’écosystème du logiciel libre en Île de France, à travers 4 axes d’actions : 

  • Animer l’écosystème du logiciel libre
  • Susciter et faire croître des projets innovants sur le logiciel libre ( et doter les entreprises de technologies innovantes les rendant compétitives)
  • Aider à pérenniser et développer les industriels du logiciel libre
  • Faire progresser la réflexion et communiquer sur les fondamentaux du logiciel libre

Pour atteindre ces objectifs, Groupe thématique s’appuie sur la communauté du Logiciel Libre francilien, caractérisée par la diversité de ses acteurs : PME, grands groupes industriels et universités et établissements de recherche, associations et individus.